Le club de canoë kayak multi-activités ASCKA

Des bénévoles sur la brèche

Reconstruction du barrage.  Photo Colette Petot

Depuis quelques années, le barrage Le Glacis, situé sur le territoire de la commune, tombe en ruines et se fragilise au fur et à mesure du temps et des crues et il menace de s’effondrer.

Jeudi dernier, une dizaine de personnes ont pris leur courage à deux mains, malgré la pluie, pour tenter de réparer un gros trou béant laissant passer toute l’eau du barrage.

Ces bénévoles ont répondu à l'appel de Cathy Hédieux, présidente de l'Association sportive de canoë-kayak les Alligators (Ascka), relayé par le maire Jean-Marc David.

Des travaux sont nécessaires

Conscients de l’importance de maintenir l’eau en amont du barrage, pour des raisons diverses, - la beauté du site, le maintien du vieux pont en pierre, l’activité kayak ou la pêche entre autres -, des habitants du village, des licenciés du club de l’Ascka, les élus sont venus aider afin de réparer, avec les moyens du bord, cette énorme brèche.

Le directeur de la Sobem, une entreprise installée à Sainte-Marie-sur-Ouche, avait fourni une plaque construite par un employé de l’usine, afin de la fixer sur l’ouvrage, mais elle n’a malheureusement pas pu être utilisée, la morphologie du trou ne permettant pas de la fixer pour le colmater. Cependant, avec beaucoup d'ingéniosité, de courage et de persévérance, les volontaires ont réussi à boucher le trou du mieux possible. Néanmoins, ceux-ci sont conscients que ce “bricolage” ne tiendra pas dans le temps. De réels gros travaux seront nécessaires pour remettre le barrage en état.

Son devenir inquiète

Une loi préconise, qu’en 2015, tous les ouvrages sur les rivières devront soit être effacés, soit réhabilités s'il existe de vraies raisons d’usage. Tous les acteurs présents espèrent que le barrage du Glacis, en aval du lavoir, ne s’effondrera pas avant l’étude qui sera faite sur tous les ouvrages pour connaître leur devenir, et ils souhaitent surtout qu’il soit réhabilité, avec une passe à poissons et à kayaks afin de maintenir de l’eau sur le site, aussi pour préserver le pont de l’Ouche et conserver intact ce petit coin de paradis très prisé des touristes.

Article paru le 14/07/2011